Thème : Les Guerres de Vendée

Dates : du 11 au 25 juillet 2014

Lieu : Augne en Haute-Vienne.

Aumônier : L’abbé Arnaud Evrat, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre.

Directeur : L’abbé Pierre-Emmanuel Bonnin, séminariste de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre.



 

Un événement ex-ceptionnel au camp NDG 2014…

Du camp de cette année, on s’en souviendra comme du plus pluvieux. En effet notre soeur la pluie fut notre compagne tout au long de celui-ci, au grand malheur de tous, qui durent faire sécher leurs affaires et creuser des rigoles dans tous les sous-camps. Qu’on se rappelle du chemin pour aller au sous-camp des Verts, et de la grande pataugeoire dans le sous-camp des Rouges. Les Bleus quant à eux avaient monté leurs tentes en pente.

Cependant, un soir la pluie ne fut plus la seule de la fête car un orage se prépara au-dessus de nos têtes. Remontons en arrière et souvenons-nous…

Ce soir là, la région est placée en vigilance « orange ». Les chefs sont obligés d’organiser un plan de rapatriement. Apres un dîner sous un ciel menaçant, chaque sous-camp s’achemine vers le départ : tous les garçons prennent leur sac-de-couchage, un manteau et leur pyjama, et se retrouvent devant le camion qui en est chargé. Puis c’est le départ à pied vers le hameau. Derrière nous se dessine un ciel ténébreux illuminé par de nombreux éclairs. Il est temps de se mettre à l’abri.

La colonne des garçons arrive bientôt à une grange située à la sortie du hameau. C’est plus précisément une ancienne maison paysanne inhabitée, mais dont la grange attenante est disponible. C’est là que nous allons passer la nuit, en sécurité.

Les chefs de la « Log » l’ont préparée à cet effet : ils y ont fait un brin de ménage, écarté les choses encombrantes et étendu des tentes en guises de matelas. Les garçons pourront dormir sereinement, et commencent déjà à installer leurs duvets, en rangs serrés, à 40 par pièce.

Mais avant que tout le monde se mettent au lit, M. l’abbé Evrat nous termine son incroyable histoire du coeur de Louis XVI, devant la grange, la pluie ne tombant pas encore. Tout le monde s’est assis en demi-cercle autour de lui en l’écoutant dans une attention toute silencieuse. Le décor illustre parfaitement le récit haletant que nous décrit M. l’abbé, coupé par les roulements du tonnerre.

Puis, l’histoire trouvant un heureux dénouement, tant attendu, nous faisons la prière, et les garçons vont se coucher, tandis que les plus courageux et les moins fatigués commencent le chapelet. Mais celui-ci est rapidement interrompu par la pluie qui arrive finalement, ayant eu la délicatesse de ne tomber qu’au terme de la journée. Alors tout le monde finit par se coucher.

Au final, il y a plus de peur que de mal, et la nuit se passe tranquillement, l’orage se déroulant au loin du camp, et mis à part une pluie abondante, il n’y a rien à déplorer. Ainsi, au réveil, le Camp peut reprendre son rythme de vie normal.